COUV_LA_CARPE La Gare ose publier ouvertement
un plagiat complet, mais virtuel,
du dernier prix Goncourt
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C’est, d’ailleurs, tellement la même chose qu’il est inutile de mettre en difficulté son libraire en exigeant qu’il vous procure un livre qu’il lui faudrait commander, et qui est très mal référencé, alors qu’il dispose de piles de l’ouvrage plagié, à ne plus savoir qu'en faire sauf les vendre. Loi de l’offre et de la demande : demandez directement ce qui s’offre. Rien ne vous interdit de lire en imaginant que Félix Traquemouche a écrit très exactement la même chose. Et comme similia similibus curantur, vous serez aussi bien guéris de votre curiosité que si, par un improbable miracle, La Carpe et le Dérisoire était directement tombé du ciel sur votre table de chevet, venant prendre la première place sur la pile de livres dont vous vous promettez d’expérimenter les vertus soporifiques. Et, en effet, qu’est-ce qui a pu endormir les jurés de Goncourt ? C’est bien ça la question qui vous tient en éveil !

Voilà ce que j'avais à vous dire, les amis. Vite fait, mais c'est fait. Je m'en retourne bosser à un plagiat infiniment plus complexe, autour de l'Alzheimer en cours de ma génitrice, dont je revendique ici la paternité du titre et sa quasi antériorité : Apocalypse mémé. J'y développe l’idée d'une littérature très fonctionnelle parfaitement adaptée à un cerveau truffé de plaques de sénescence. Les plus jeunes d'entre vous pourront se le mettre de côté pour leurs vieux jours. Les plus âgés peuvent dès à présent négocier sa prescription par leur neurologue attitré, pour la qualité des exercices cognitifs qu'il propose.