Mardi 5 juillet, l’association culturelle de San Benedetto met à son programme le thème de la folie, à travers la lecture, par Pascal Tagnati, d’un extrait de « Van Gogh le suicidé de la société » d’Antonin Artaud.

ALATA VAN GOGH

| ALATA | STADE DE SAN BENEDETTO | MARDI 5 JUILLET | 21h00 | PASCAL TAGNATI LIT ARTAUD |

L’actualité législative conduira-t-elle à projeter ce texte sur la réforme récente de la psychiatrie ? Dominée par des préoccupations sécuritaires, elle rend encore plus incertaines la probabilité de voir les « aliénés évidents de ce monde (…) soignés par d’authentiques vivants ». Peut-être ne sera-t-il question que d’esthétique, Artaud n’étant lu que pour son phrasé incisif ou la manière dont il a érigé la cruauté en ressort fondamental de la représentation théâtrale. Peut-être s’agira-t-il de servir Artaud et Van Gogh sous les espèce du héros qui « par ses dons et son destin, est anormal, voire monstrueux, aberrant, mais (…) communique aux participants du drame, et à la foule assemblée pour le voir choir, quelque chose du sentiment fugace de l’origine » (pour citer une autre expérience de l’anormalité vécue de l’intérieur : Alexandre Ducommun, Fragments philophoriques à l’usage des survivants : petit précis d’humanités résiduelles, Ghisonaccia : La Gare, 2010).

Fragments philophoriques
à l'usage des survivants

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