Fumisteries

Je soussigné moi-même ci-après désigné « Le Critique » certifie sur l’honneur n’avoir rien lu de l’anthologie de 1008 pages publiée par l’Omnibus sous le titre « Fumisterie », en dehors de ce qu’en dit le catalogue de l’éditeur et quelques critiques très sommaires cueillie sur le web par le truchement de Google ; critiques d’évidence très largement inspirées de la quatrième de couverture de l’ouvrage, souvent reprise in extenso.

Sur la foi de cette prise de contact — très distante, virtuelle, partielle et partiale — avec cet ouvrage volumineux, Le Critique prend sur lui de vivement recommander aux habitués du présent blog d’en faire au plus vite l’acquisition. Elle leur permettra désormais de jurer de leur sens de l’humour avec force et conviction, en posant leur main droite sur un livre doté d’une épaisseur assez conséquente pour donner à leur déclaration un tour tout à fait crédible. Ce que Le Critique s’empressera lui-même de faire à réception du service de presse que, par la présente, il réclame. Il va de soi que, si sa demande est promptement satisfaite, Le Critique s’engage, à réception, à rédiger, à titre de remerciement, un vrai billet de complaisance.

Daniel Grojnowski et Bernard Sarrazin,
Fumisteries : Naissance de l’humour moderne 1970-1914,
Paris : Omnibus, 2011. (1008 pages, 29,00 €)