L’ULTIMU_PETRA SCRITTA

Cette « petra scritta » vient d'être découverte à Barrettali, dans le jardin d’agrément d’un retraité de la fonction publique. Il s’agit d'un pavé, taillé dans un bloc de molasse (un grès cimenté par un calcaire marneux) provenant peut-être de Rognes (Bouches-du-Rhône). Très altéré, une de ses face laisse néanmoins apparaître des pétropglyphes composites mélangeant, d’une part, des glyphes répétant le tracé de caractères helvétiques dérivés des inscriptions lapidaires romaines, d’autre part, des entailles dont il est actuellement difficile de préciser la nature. Il semblerait, cependant, qu’il s'agisse de la représentation schématique, très conventionnelle, d’un drapé (macédonien, sans doute), sur lequel émerge une figure humaine. Bien que son interprétation soit très controversée, Jean-Félix Cacciamosca affirme de manière catégorique que la formule « ULTIMU » (dernier, en daco-roman) est surmontée du masque mortuaire d’un personnage portant les deux attributs d’un hospodar valaque : la moustache et la coiffe en feutre ornée d’un aigle (le même que sur l'ancien logo Dacia). Il reste, bien évidemment, à corréler ces indices multiples dans une interprétation résolvant toutes les questions nées de leurs caractères, pour l'instant, très disparates.