L’ULTIMU_CUL DE LAMPE

J’entends d’ici les voix qui me reprochent de me focaliser sur l’œuvre de Jean-Pierre et de ne rien dire de celle de Marc et de Jérôme.

C’est que ces dernières gravitent déjà sur des orbites où les commentaires affluent, quand la première tournoie dans une sphère de quasi silence médiatique, très en deçà de l’énergie littéraire qu’elle recèle.

Cette énergie est pourtant manifeste si on a suivi, ou reconstitué, la bibliographie de Jean-Pierre [∆], et si on s’est aussi attardé sur Nimu et la manière dont ce livre projetait déjà — avec des ampleurs, mais aussi des lourdeurs — la Corse dans les affres du chaos et ses lettres dans les sombres illuminations des meilleures dystopies.

En attendant que se forment les échos des multiples lectures en cours ou en attente, je vous invite à reprendre le commentaire qu’Emmanuelle Caminade avait consacré à Nimu, sur son blog « L’Or des Livres » [∆]. L’Ultimu creuse la même veine. Avec la même audace. Avec le même souffle. En poussant encore plus loin la « construction éclatée » soulignée par Emmanuelle.

Je vous invite aussi relire le billet de Jean-Paul Ceccaldi, sur son site « Flicorse » [∆], où, commentant Nimu, il soulignait combien « à partir de la singularité corse, il (Jean-Pierre) fait la cosmologie de l’agonie d’une culture, d’une langue, d’un peuple... En ce sens, il rend le drame corse universel. » Le drame mondial de la dissolution des utopies « dans un océan d’indifférence ».

À suivre…

[] Xavier Casanova

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