GHISONI FUNTANONE 

Les nouvelles dispositions relatives à l’organisation des scrutins départementaux s’appuient sur deux principes louables : elles instaurent la parité entre élus et élues ; elles égalisent leur représentativité en fondant le découpage en circonscriptions sur les données démographiques. Il y a peu à dire à cela, sous réserve, cependant de former des circonscriptions tenant compte des réalités territoriales.

À cet égard, le démembrement annoncé du canton de Ghisoni est un déni de ces réalités. Il vient heurter la notion ancienne, et fortement intériorisée, de domicile politique, c’est-à-dire de lieu où le citoyen exerce ses droits politiques. Or un travail de longue haleine a été entrepris pour progressivement élargir la perception de ce domicile politique de la commune à l’intercommunalité. De ce travail résulte une meilleure perception des interdépendances entre les villages de montagne et leurs agglomérations de plaine, et une perception élargie des bassins de vie qu’ils forment en commun. C’est ce travail, dotant le territoire d’un cadre d’action de plus en plus structuré et de mieux en mieux accepté, qui aurait dû être renforcé par le projet de découpage, plutôt que dénié en créant d’artificielles hétérogénéité là où tant d’efforts ont été faits pour équilibrer et concilier les disparités, en faisant émerger un domicile politique plus large que la commune, et moins théorique qu’une circonscription née de l’arbitraire des chiffres.

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et signer la pétition avant le 25 janvier.