NOUVEL AN CHINOIS 2016

En mandarin, Ghjuvanfelice Cacciamosca, se fait appeler Ziu-Xa. C’est donc tout naturellement sous ce pseudo qu’il souhaite une bonne et heureuse année chinoise aussi bien à tous ceux qui ont raté la nouvelle année du calendrier républicain, qu’à tous ceux qui concentrent toute leur attention sur le calendrier chinois et ses diverses variantes asiatiques. C’est dommage que la réforme de l’orthographe ne soit pas tombée ce jour-là, compte tenu de toutes les « chinoiseries » l’ayant commentée à la française, c’est-à-dire en entamant la litanie du circonflexe et en pleurant aux oignons faute de pouvoir, à ce légume, mettre désormais les points sur les i. Du moins, de manière neutre et certaine, sans se sentir obligé de prendre parti entre les tenants de son maintien et les défenseurs de sa suppression. Il n’y a plus qu’à se chercher la protection d’un double passeport offrant le droit de passer à sa guise des pelures de l’un aux pelures de l’autre, sous réserve de trouver à s’abriter sous deux orthographes nationales distinctes. Reste le passeport de complaisance qu’une de nos îles pourrait fournir dès qu’il lui sera possible de coofficialiser vieilles lunes et récentes lubies.

Le premier point étant épuisé, passons au second. Les fins lettrés savent que le calendrier chinois nous entraîne aujourd’hui dans l’année du singe. Ils savent aussi que des gens plus ordinaires tendent à lire la figure animale de l’année comme une sorte de présage annonçant le basculement du monde dans les propriétés métaphoriques et symboliques de l’anmal de l’année. Etant admis que l’homme descendait du singe, joue de fait une règle implicite de substitution à cet annimal de tous ses descendants. Quelle figure prendre alors dans l’extrême variété des situations humaines ? Se poser la question, n’est-ce pas philosopher ? Tope-là ! Un philosophe. Ce qui dans le sceau fut aussitôt gravé (cf. ill. infra).