16/03/18

Massacre des innocents : commentaire ex post

Personne n’a jamais protesté des billets qu’il m’arrive de commettre, où je donne la « critique d’un ouvrage avant de l’avoir lu », dans une espèce d’analyse sauvage de ce que réveille en moi ce qu’offre l’objet livre créé à partir d’un texte d’auteur. Qui oserait protester que je reprenne la plume après avoir lu ? Or j’ai lu Massacre des innocents commenté par ailleurs. Histoire de la lecture. – En décembre, Marc Biancarelli partage sur Facebook une image de la couverture de son roman à paraître début janvier, Massacre... [Lire la suite]
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23/02/18

Lectures fractionnées du Massacre des innocents

Lire, est-ce s’enfermer dans le texte et ne relever la tête qu’au dernier signe de la dernière ligne ? À quoi servent donc les étapes qui ponctuent le livre ? Le Massacre des innocents se divise ainsi en deux parties, qui elles-mêmes se subdivisent chacune en neuf tableaux. Cette construction, n’est-elle pas du même ordre que la subdivision du chemin de croix en douze stations ? N’offre-t-elle pas des arrêts permettant, d’un épisode à l’autre, d’insérer après la ruminatio du texte, le temps de la meditatio ? Dès... [Lire la suite]
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15/02/18

Marc Biancarelli, Massacre des innocents

Déchoir ou résister [] Par Alexandre Ducommun Marc Biancarelli et la « banalité du mal » Banalité du mal, c’est la phrase qu’avait énoncée Hanna Arendt à Jérusalem en 1961, lors de son rapport sur le procès du nazi Eichmann. Ou comment un petit fonctionnaire  modeste et sans envergure, sans charisme, en était venu à devenir un des rouages essentiel de la barbarie pangermaniste. Tout dépend des situations. Chez Biancarelli, la situation date de 1629 et du naufrage contre un récif proche de l’Australie d’un grand... [Lire la suite]
07/10/14

Orphelins de Dieu : sous le roman, du mythe

Orphelins de Dieu, le dernier Biancarelli, fait son chemin à grand train. De présentation en dédicaces et de chronique en critique, se tisse autour de l’œuvre son aura, qui rayonne déjà. La dimension mythique de ce roman était déjà évoquée dans la présentation de l’éditeur, qui l’assimile aux grands récits fondateurs. Aucun commentateur ne dément ce point. Emmanuelle Caminade l’appuie et parle d’une œuvre « ravivant chez le lecteur les plus grands récits mythiques de l’Antiquité ». Jean-Guy Talamoni le sous-entend, parlant... [Lire la suite]
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17/09/14

Orphelins de Dieu : méditations

Fait. Lu le dernier Biancarelli. Œuvre éblouissante, que j’espère en train de graviter sur l’orbite des grands prix littéraires. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts et attendre. Une attente que je meublerai de quatre méditations d’après lecture. []« L’état naturel des hommes, avant qu’ils fussent unis en société, était une guerre, et non simplement, mais une guerre de tous contre tous.  » Thomas Hobbes, Leviathan, 1651.[] WESTERN. — Western, disait le prospectus. Le genre est aussi vaste que les grands espaces qu’il... [Lire la suite]
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01/09/14

Orphelins de Dieu : scolie

Le dernier Biancarelli est sorti. Reprenons la démarche inaugurée ici à la sortie d’un Ferrari. Elle consiste à donner ses attendus de lecture avant même d’avoir lu l’opus, ce qui revient à interpréter le peu qui soit délivré d’une œuvre à sa parution, ici encore orchestrée par un éditeur de talent — et de talents —, Actes-Sud. Comme dirait, en ses dits muets, l’inaudible Cacciamosca, publier c’est aussi cataloguer : osons donc gloser la notice avant l’ouvrage. À la date où je prends la plume, elle apparaît en tête de la liste des... [Lire la suite]
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11/11/12

« Aiò Zitelli »

« Le 11, une sentinelle appela. Le sergent Cianfarina rejoignit le poste de garde avec des jumelles. Une patrouille allemande avançait vers les positions françaises, à pied, dirigée par un officier en grande tenue. Un des soldats portait un drapeau blanc. » Marc Biancarelli, Murtoriu, Arles : Actes Sud, 2012.(Trad. du corse par Jérôme Ferrari, Marc-Olivier Farrari et Jean-François Rosecchi).Page 244. IMAGE : Poilus au repos, SOURCE.
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