12/08/09
La Gare : ouverture de Jazz in Paese
Ce 11 août 2009, le festival Jazz in Paese a donné sa soirée d'ouverture à la Gare de Ghisonaccia, une ouverture en deux temps. Un introit assez classique, avec le Hot Antic Jazz Band et son jazz New Orleans parfaitement maîtrisé, jouant à fond et avec brio son rôle quelque peu ingrat de boute en train préparant l'assistance à recevoir le jazz manouche des yeux noirs. Donc, un démarrage sur un swing très cuivré — tuba, sax et cornet — évoquant les rythmes et les sonorités qui ont baigné la Plaine Orientale de 1943 à 1945. Et, ensuite, un saut à pieds joints dans les envolées virtuoses des violons tziganes face à une assistance médusée qui, au dernier morceau, réclamera debout le retour sur scène et obtiendra deux rappels, et dansera au second. Démarrage éblouissant, donc, pour cette quatrième édition, qui a fait salle comble, sans cette sale vituelle délimitée par ses canisses.

Ci-contre, Les Yeux Noirs, entraînés par les violons des frères Slabiak, les deux fondateurs de ce groupe créé en 1992.
Leur virtuosité engendre une bulle sonore proprement envoûtante, où se mélangent les influences jazz, rock, tzigane et yiddish, et où s'entrechoquent sans cesse des instants de profonde mélancolie et des explosions roboratives de vitalité exubérante. Merci aux frères Slabiak d'avoir fait transiter par la Corse, entre Sydney et Vancouver, leur sens de la respiration si bien inspirée et si bien exprimée.
Seule ombre au tableau, un espace scénique écrasant les musiciens sous une tente, imposant même un poteau en milieu de scène, et un éclairage par l'arrière laissant souvent dans l'obscurité le musicien le plus avancé. La montée en puissance indéniable de ce festival, la qualité de la programmation comme les capacités d'accueil sur l'esplanade de l'ancienne gare, méritent, pour l'avenir, un surcroît de réflexion et d'imagination concentré sur la scène, son organisation, son décor et sa mise en lumière. Le succès enregistré permet en effet d'espérer, pour la cinquième édition, une scène « pro » plutôt qu'un bricolage approximatif de kermesse rurale. La reconception de la scène est d'autant plus nécessaire, à la Gare, que l'espace festif est un enclos rectangulaire délimité par des canisses, d'une absolue neutralité, contrairement aux villages, où l'espace festif se déploie sur des places publiques déjà dotés de leurs charmes et de leurs ambiances propres. Le swing bien ordonné du Hot Antic, comme l'enthousiasme débridé des Yeux Noirs méritait mieux qu'un massacre visuel à coup de baches tendues et de chiffons drapés.
Rendez-vous à Poggio-di-Nazza le 12, sur l'esplanade de la Mairie ; à Prunelli-di-Fiumorbo le 13, au cœur de la ville haute ; à Ghisoni le 14, sur la place de l'Eglise (sous chapiteau).
• Voir le programme
17/07/09
Sorru in Musica 2009
Du 18 au 27 juillet
« Ce festival, unique au monde, a été inventé un soir d'été sous les châtaigners de Renno, petit village de la région des deux Sorru en Corse du Sud. »
Lire la suite, et le programme du festival, sur le site Sorru in Musica.
06/07/09
Patrimonio : route du 20
Le dossier de presse des 20èmes Nuits de la Guitare de Patrimonio vient de me parvenir, et je salue tout de suite la qualité de cet objet virtuel : il donne envie d’être tenu en main, pour ressentir charnellement la consistance de ses 26 pages offertes à la lecture.
Elles rappellent le mythe fondateur, elles déroulent le programme de la XXe édition des Nuits de la Guitare, et elles présentent la biographie prestigieuse des artistes invités à concélébrer, du 18 au 25 juillet, le 20ème anniversaire de ce rendez-vous annuel des stars de la guitare.
Nous ne sommes pas sur papier…
Il y a plus direct que la paraphrase : tout simplement mettre à portée de clic
le site officiel du festival. Bonne lecture ! Bonnes nuits !
30/06/09
JAZZ IN PAESE 2009 / 4e éd. / Programme
FESTIVAL > JAZZ IN PAESE > 11 AOÛT > GHISONACCIA > LA GARE > 21h00
• Le Hot Antic Jazz Band / Daniel Huck en Guest
• Les Yeux Noirs
FESTIVAL > JAZZ IN PAESE > 12 AOÛT > POGGIO DI NAZZA > ESPLANADE > 21h00
• Le Hot Antic Jazz Band / Daniel Huck en Guest
• Le TZouinGG trio Jazz Manouche
• Les Jazzticots New Orleans
FESTIVAL > JAZZ IN PAESE > 13 AOÛT > PRUNELLI DI FIUMORBO > ACROPOLE > 21h00
• Le Hot Antic Jazz Band / Daniel Huck en Guest
• Le Quartet Manouche de Samy Daussat / David Reinhardt à la guitare / Costel Nitescu au violon en Guest
• Le Paris Washboard New Orleans
FESTIVAL > JAZZ IN PAESE > 14 AOÛT > GHISONI > CHAPITEAU > 21h00
• Le Phoenix Jazz Band / Daniel Huck et Jean Francois Bonnel en Guest
• Le Quartet Manouche de Samy Daussat / David Reinhardt à la guitare / Costel Nitescu au violon en Guest
• Le Paris Washboard New Orleans
20/05/09
JAZZ IN PAESE
GARE À LA GARE !
LA GARE est déjà dans la tête des fans du « The Little Corsican Webcam Pocket Theater » qui y a pris ses quartiers (en application de sa résolution 227 : Oranges et noblesse). Elle est aussi dans le cœur des actionnaires du STUDIO LA GARE (actionnariat garanti 0% fonds de pensions américains).
Les uns comme les autres — rien ne vous interdit de vous joindre à eux — se féliciteront de savoir déjà ou d'apprendre ici que, cette année, le FESTIVAL JAZZ IN PAESE ouvrira ses portes en gare de Ghisonaccia. On va donc rendre à la Gare son Jazz, qui y avait été introduit en 1943, apporté par l'Armée américaine, sous les espèces d'une garnison de 3000 hommes déployant le soutien logistique permettant à la 57th Bomb Wing, notamment, d'apporter son appui aérien, durant toute la campagne d'Italie, aux troupes alliées qui combattaient sur le sol de la péninsule.
SWING & WINGS
En apéritif, je me permets de vous offrir cette petite vidéo, très SWING & WINGS, qui témoigne au moins d'une chose : La Gare n'a pas totalement effacé de sa mémoire la présence américaine de cette période. Un aéroclub très vivant a réinvesti les pistes, et une stèle, en forme d'empennage de B25 (ci-dessous, la bête) rappelle cette présence. La ligne de chemin de fer reliant Bastia à Porto-Vecchio, quant à elle, a été désaffectée à la fin de la guerre, sous la pression de petites compagnies de cars. Bien évidemment, la faute est à l'occupant Allemand, qui s'est employé à détruire, au fur et à mesure de son reflux vers Bastia, juste ce qu'il faut d'ouvrages d'art pour justifier cette décision politique.
FX LAB 57thBW
Cette micro-vidéo a été réalisée par le FX LAB de AMIS 57thBW, qui partage le même cantonnement que STUDIO LA GARE à Ghisonaccia-Gare. Ce spot sert d'intro aux présentations vidéo et PowerPoint de l'association. On peut déjà voir tourner un PROTO sur le BLOGSITE AMIS 57thBW.
22/04/09
La vie en rose contre la vie en vert
Les lecteurs de Ci Simu, qui appréciaient l'édito d'Alvaro Martino (c'était au temps du vrai Ci Simu) se souviennent sans doute de l'éditorial qu'il avait concocté pour le sixième numéro, synchronisé avec Festiventu. Un édito écologique, donc, pour surfer sur la vague de ce Festival, et prendre un peu de hauteur en se laissant porter par les courants ascendants générés par les amis du vent.
Cet éditorial démarrait en égrenant la litanie des catastrophes (Bhopal, vache folle…). Il poursuivait en suggérant de se transformer en guetteurs de ces grandes et petites désharmonies qui déséquilibrent la nature. Et il terminait en faisant retentir les trompettes de l'Apocalypse. Viré le Martino ! Sans explications. Ou plutôt avec des explications fumeuses et aussi lourdingues que l'émission de CO2 d'un bon gros 4x4 turbopropulsé gravissant Vizzavona en ronronnant d'autosatisfaction. À qui Alvaro pouvait-il donc déplaire ? Je me le demande…
Quoi qu'il en soit, si vous faites partie des lecteurs qui ouvraient Ci Simu même pour les numéros pas directement pointés sur leur nombril, et qui acceptaient les envolées lyrico-prophétiques de l'éditorialiste d'antan, alors je vous signale un papier très drôle lu sur un des blogs satellites de Libération. il rapporte les interrogations toutes actuelles des spécialistes du cerveau. Ils se demandent, en effet, si notre matière grise d'Homo Sapiens est vraiment prête à remettre en question, au nom des connaissances d'aujourd'hui, toutes sortes de comportements dont on sait pertinemment qu'ils sont collectivement suicidaires. Or, il semblerait que l'on ait un cerveau qui gère merveilleusement bien les pétoches à court terme, mais qui est totalement insensible au long terme. Emotion intense et réaction vive quand ce qui nous pend au nez est à très faible distance, dans le temps et dans l'espace. Plus c'est loin, plus l'émotion est émoussée, laissant la place au calcul rationnel, celui-là même qui permet de déterminer sans frissonner plus que de raison (c'est le cas de le dire) comment placer un satellite sur une orbite géostationnaire, ou encore — là, c'est moi qui frissonne — comment exploiter la puissance létale d'une arme joliment dite chirurgicale.
Je n'en dirai pas plus, pour partie parce que j'ai survolé la question plus que l'avoir vraiment potassée ; et pour partie parce que mon objectif se limite à stimuler ce qu'il faut de curiosité pour vous inciter à lire ce que j'ai mis au bout de mon lien vers l'article.
Inutile de continuer à lire : vous venez de dépasser la bifurcation vers mieux informé que moi.
Quoique…
On peut aussi conclure en soulignant que dans son attitude à l'égard d'Alvaro Martino, la rédaction de Ci Simu aura illustré à merveille le poids respectif, dans la prise de décision, des petites pétoches ponctuelles (ppp) par rapport à la peur des grandes peurs (pgp). C'est ça la courageuse pusilanimité dont certains se gargarisent, autant que moi de mon oxymore !
• Xavier Casanova
17/04/09
Les vingtièmes nuits de la guitare
Le programme des XXe Nuits de la Guitare est quasiment arrêté ! C'est le moment de faire un tour sur le site de ce festival sans rival. Notez les dates ! Dans certaines circonstances, ce serait dommage de réserver sa traversée sans intégrer cette donnée. Les regrets, à un jour près, ne seront pas compensés par la lecture de ce blog ! Ça, hélas, c'est sûr.
Donc, vite au site : Patrimonio / Les Nuits de la Guitare.
Et dites : « Merci, Isularama !». — Z'en prie, ya pad'quoi !