14/12/09
Renouer avec la tradition du livre d'étrennes
Norbert Paganelli
UN SEL D'ARGENT : MIMORIA ARGHJINTINA
Sur des photos de Joseph Nicolaï
Avec une préface de Marie-Jean Vinciguerra
Une coédition LA GARE / A Fior di Carta
Format précieux et intime, 160 pages, 14,00 €
25/11/09
Naissance double non gémellaire
La sortie, le 2 décembre 2009, de UN SEL D’ARGENT / MIMORIA ARGHJINTINA, de Norbert Paganelli signale non seulement la sortie d'une nouveauté, mais en plus l'irruption dans le paysage éditorial corse d'une nouvelle marque, que certains qualifieront de nouvelle griffe.
DE LA MICROVIDEO
À LA MICROEDITION :
LA GARE
LA GARE s'était déjà signalée par la création d'une trentaine de microvidéos, dont deux mettaient en images et musique deux poèmes de Norbert Paganelli. De la complicité née au cours de cette réalisation est surgie l'irrépressible désir, très vite partagé, de ressortir des cartons de Norbert Paganelli un projet, dont l'écriture avait, hélas, été interrompue par le décès du photographe qui avait ouvert ses archives au poète. C'est ce projet qui a été relevé, comme un hommage à l'ami disparu dont subsiste le regard cristallisé en sels d'argent, comme un hommage à la Corse éternelle qui se lit à travers ses images cueillies à la volée, comme un hommage à la langue âpre et rugueuse de notre Sud, comme un hommage de plus rendu à la poésie par un de ses plus actifs défenseur et créateur. C'est cet élan aux registres multiples qui a décidé LA GARE à quitter l'écran pour le papier, et à y déployer, autrement, son sens du montage, abandonnant la dynamique de la projection au lecteur, à ses rythmes du moment, entre effeuillage et méditation.
DE L’IMAGE AU TEXTE :
UNE POESIE BILINGUE
Norbert Paganelli a extrait des archives de Joseph Nicolaï 73 clichés. Sa sélection n'a rien de thématique. L'œil du poète s' est simplement posé plus fortement sur certaines photos que sur d'autres. Un arrêt sur image qui ne dit rien de plus que la résonance, et qui la traduit en mots. Et comme si le poète sentait plus que Foucault ne l'a jamais décrit le pouvoir propre de la langue, il a laissé chacun des deux idiomes qu'il pratique se déployer dans son espace propre. Est-ce toujours la même scène et la même émotion ? Peut-être, mais les manières d'en rendre compte et d'ajuster les mots au ressenti semblent emprunter des voies bien différentes, plaçant la poésie elle-même dans une sorte d'entre-deux impalpable, entre les mots et les choses. Et les mots eux-même, dans une sorte de non-lieu absolu où ils sont bien plus que les sonorités du langage, et bien plus que les traces servant à les noter : une figure de l'esprit. Et les images elle-mêmes sont entraînées dans cette dynamique où le lieu comme le temps perdent leur consistance et se diffusent dans cet autre ailleurs qui serait alors, comme le suggère Marie-Jean Vinciguerra dans sa belle et profonde préface, l'âme même de la Corse. Inaltérable. Intemporelle.
DE NOËL AU JOUR DE L’AN :
UN LIVRE D’ETRENNES
Dans le jeu avec les images et mots, le temps a aussi son sens, et l'ouvrage aura vu le jour à une période où il est inutile de se tourner vers les astres pour savoir si elle est ou non propice à l'échange, au don et au partage des émotions. Une période favorable aux illuminations de rue et à toutes les manières de faire d'une lumière bonheur. Et il y a assurément plus de poésie à se tourner vers les autres que vers les astres, et retrouver, à l'occasion le sens et le plaisir du livre d'étrennes.
• Xavier Casanova
Norbert Paganelli,
Un sel d'argent : Mimoria arghjintina,
Ghisonaccia : La Gare, 2009.
160 p., format 100x190, broché.
Photographies de Joseph Nicolaï.
Préface de Marie-Jean Vinciguerra
ISBN 978-2-916585-48-2
14,00 €
Une présentation de l'auteur (Sur son site, Invistita)
Consulter le dossier de presse (avec un extrait)
Revoir les vidéos
19/11/09
Le demi-jubilée d'Albiana
Les éditions Albiana ont fêté leurs 25 ans d'existence, en réunissant à Prumitei, le Centre des Arts du Feu de Francardu, leur équipe, leurs amis et leurs auteurs autour de leur catalogue, d'un buffet, de chanteurs, de musiciens et de deux discours. Le plus émouvant fut celui de Guy Firroloni soi-même, fondateur de la marque et capitaine de son aventure éditoriale. Emouvant par la pudeur et la retenue avec laquelle un homme rend compte de son rêve, de son engagement, de sa volonté, de son acharnement et de sa réussite, la sienne et celle de son équipe. Très exactement l'humilité des grands navigateurs qui savent la puissance imprévisible des flots et la saveur du temps lorsqu'il se referme sur un retour à bon port, et s'ouvre aussitôt sur un pari encore plus fou que le précédent. Dans un va-et-vient incessant poursuivi sur un quart de siècle.
Après son insurection, l'armée américaine avait transformé la Corse en île porte-avion. Il fallait bien autant d'énergie, sans le secours de la guerre et des ressources qu'elles mobilisent, pour commencer à transformer la Corse en île porte-plume, et sa langue en encre indélibile. À quand une insurection de lecteurs ? À quand un retour à la librairie, comme on allait autrefois au parachutage ? À quand l'idée massivement partagée qu'une part essentielle de notre liberté est désormais à portée de notre main, de nos yeux, de notre esprit, dans cette bibliothèque aussi fournie qu'inachevée, où désormais s'empilent les traces visibles du Riaquistu ? À quand le moment où, à travers Albiana, éditeur en Méditerranée, la Corse sera à nouveau exportatrice de lumière et de liberté ? A Primavera, contre ces forces obscures qui déguisent en destin le cauchemar permanent qu'il promettent à tous, et l'asservissement de chacun dans la peur des crises ininterrompues qu'ils fabriquent de toutes pièces et entretiennent eux-même.
Merci, Guy. Merci, Albiana. Avec mon admiration.
Xavier CASANOVA
09/11/09
Du Manifeste de Luri à l'Operata Culturale

Malgré les aléas du calendrier, la moitié des auteurs engagés dans le mouvement « Manifeste de Luri » a réussi à se réunir à Francardu, accueillis dans la salle d'honneur du Centre des Arts du Feu Prumitei, où ils ont pu tout à loisir débattre de la poursuite de leur action.
La première résolution, unanimement adoptée, fait suite à la proposition de Marie-Jean Vinciguerra d'inscrire sur notre bannière « OPERATA » en lieu et place de « manifeste ». Le terme initial a, certes, des résonances littéraires, mais il manque singulièrement de résonances corses, et d'ouverture très large vers toutes les multiples manières de s'engager collectivement dans la défense et l'illustration de la culture Corse, ou de reconnaître la diversité des engagement d'une multitude d'autres communautés de créateurs. Operata è apertura, donc. On y reviendra.
Plus d'info
Voir le site de Jean-Pierre Santini
28/10/09
Déclaration d'antériorité
28 octobre 2009
Xavier Casanova
réserve le titre suivant
UN SEL D'ARGENT
MIMORIA ARGHJINTINA
pour un ouvrage réalisé par ses soins et à paraître sous la signature de Norbert Paganelli.
09/09/09
Le coup d'accélérateur des lettres Corses
Une chance qu'il nous appartient de saisir
C'est toujours un plaisir de voir émerger, dans le paysage du livre insulaire, un nouveau concept de collection. Ça montre à l'évidence que certains éditeurs ne se contentent pas, ex ante, d'attendre le manuscrit et, ex post, d'attendre le chaland. Signe que leur politique éditoriale est pensée et élaborée sur une base plus dynamique que les non-politiques revendiquées au nom de « coups de cœur » qui ne sont rien d'autre qu'une manière mondaine et élégante d'avouer que l'on fonctionne au coup de bol. Il y a d'autres manières de jouer avec la chance. Avec Centu Milia, Albiana la donne (aux auteurs) et la provoque (en librairie). Il ne tient qu'à nous, auteurs et lecteurs, de nous en saisir. Savoir lire et écrire…
Cent mille signes pour convaincre
Centu Millia, c'est, grosso modo, le nombre de signes d'un des opus de la collection. Une manière de déplacer, du côté des Lettres, une pratique popularisée par la télé : accorder à un quidam x minutes pour convaincre. Seule différence, dans l'édition, on ne compte pas les minutes et les secondes, mais le nombre de pages et le nombre de signes. Contrainte ? Certes. Mais n'est-ce pas le travail de l'éditeur que de retraduire sans cesse les contraintes propres à ce type de support culturel et à son lectorat, plutôt que de s'en morfondre ? N'est-ce pas aussi son travail que de réveiller sans cesse la curiosité des lecteurs, et l'enthousiasme des auteurs ? Et de réinventer sans cesse les livres et les genres ?
La plus simple des machines à remonter le temps perdu
Fini, le temps des scriptoriæ recopiant leur maigre corpus de classiques et autres textes sacrés, pour une petite poignée d'érudits ressassant ad nauseam Platon, Aristote et les Ecritures… Place à d'autres pensées, d'autres sensibilités, d'autres talents, d'autres publics, d'autres échanges. Le livre de poche naît au XVIe siècle, pour instruire et divertir ceux qui commençaient à bouger, universitaires et marchands. En effet, on voyage mal avec un in folio enchaîné à son lutrin. La littérature populaire naît au XVII, avec la Bibliothèque Bleue (Tiens donc !) de Troyes. Bougent alors les colporteurs qui la diffusent jusqu'au fin fond des campagnes, et elle prendra place dans les veillées, entre les mains de qui sait lire et veut bien lire pour tous… Chaque fois, initiatives d'éditeurs. Les vocations d'auteurs sont le plus souvent secondes, et largement façonnées par les lectures antérieures. Plaise au ciel que Centu Milla en fasse naître des cent et des mille…
À suivre… (Selon l'expression popularisée par le feuilleton, une autre manière de publier qui a fait ses preuves.)
• XAVIER CASANOVA

08/07/09
Les Noirs de Corse : nouveaux Carbonari ?
AJACCIO 10, 11 et 12 JUILLET
3e FESTIVAL DU POLAR CORSE ET MEDITERRANEEN
Vous voulez du noir ? Noircissons le tableau
Les éditeurs se frottent les mains. À travers Corsicapolar un nouveau modèle économique est né : les auteurs concèdent à leur éditeur au minimum 90 % des droits d'exploitation de leurs œuvres et se tappent eux-même, à l'œil et à leurs frais, tout le boulot d'agitation des lecteurs. Ils vont jusqu'à lever eux-même, en se faisant sponsoriser, les fonds nécessaires à leur entreprise. On assiste ainsi à une très étonnante dissociation du travail éditorial et du tiroir-caisse bibliologique. Une dissociation qui va bien au-delà du modèle romantique de l'auteur à succès mourant dans la misère.
Modélisons
Selon ce modèle, un éditeur peut même exiger, comme condition d'entrée à son catalogue, non seulement que l'auteur écrive, mais qu'en plus il entre dans une dynamique de défense acharnée de son travail, et de médiatisation à outrance de son nom et de son œuvre. La règle est simple : profits économiques pour la structure qui, sous patente éditoriale, travaille ardemment à en faire le moins possible (le travail, c'est ce qui coûte le plus cher) ; profits symboliques pour l'écrivain qui, à travers son association avec d'autres écrivains, travaille à faire le nécessaire. Plus le catalogue est verrouillé, mieux le modèle fonctionne. Et l'éditeur reste, malgré tout, à plaindre : s'il veut que son catalogue soit en tête de gondole dans la grande distribution, il a intérêt à ce que ses auteurs se bougent le QI et le reste. En gros, et pour faire sale, le monde des lettres emprunte son modèle économique à la filière porcine.
Conjecturons
Si le noir a autant de succès, c'est parce qu'il est de plus en plus difficile — néolibéralime oblige — de voir la vie en rose. Et de plus en plus facile d'imaginer que plus la distribution des profits est déséquilibrée, plus elle est défendue par la force et attaquée par la force. Le coup de force de Corsicapolar en est un exemple. Il sera réussi lorsqu'ils réussiront à vendre très cher leur label aux éditeurs. Quoi qu'il en soit, il est de plus en plus nécessaire d'associer, de manière noire et frappante, justice et crime de sang pour éviter d'associer au quotidien, par exemple, injustice et produits laitiers.
Concluons
On pourrait très bien fonctionner avec deux littératures : la noire, pour parler du réel. La blanche, pour les oies du même nom, d'autant plus fortement subventionnée que cette espèce est menacée d'extinction.
NOTACCIA
Quelques lecteurs perspicaces (lecteurs à l'ancienne) cherchent encore la réponse à la question posée dans le titre. Le titre ? C'était uniquement pour faire comme le mensuel Corsica. Je te colle un gros point d'interrogation derrière une affirmation aussi péremptoire qu'aguichante, et je te fais un gros article qui se conclue par : « la question reste en suspens… » Les feuilletonistes du XIXe avaient inventé la formule « À suivre… ». Notre presse d'analyse s'est inventé la sienne.
03/07/09
Le baroque religieux en Corse
Baroque : évidence
La caractéristique essentielle du baroque corse, c'est sa longévité : en gros, il ne s'efface qu'au Second Empire. La faiblesse des moyens matériels et l'attachement aux traditions (n'est-ce pas faire de nécessité vertu ?) a fait que la Corse n'a pas procédé aussi profondément qu’ailleurs au remodelage constant des lieux de culte au gré des modes théologiques et des canons artistiques. Ainsi, l’île conserve, dans plus d'une centaine d'édifices religieux disséminé sur tout son territoire, la marque quasiment intacte de la Contre-Réforme et de l'appel d'offre généralisé que le Concile de Trente (milieu du XVIe s.) avait lancé en direction des artistes pour qu'ils mettent leur talent et leur imagination au service de la foi. Une foi dans les images, leurs vertus éducatives et leur portée spirituelle, affirmée contre la Réforme, austère et iconoclaste.
Ceci ayant été affirmé, on débattra, au sortir de la Renaissance, pour savoir si on peut représenter la vierge évanouie au pied de la croix quant il est dit « stabat Mater ». Et on multipliera toutes sortes de scènes d'extases, comme s'il fallait représenter sur le miroir ainsi tendu aux fidèles la bonne attitude à prendre face à une peinture canonique. Le lieu du culte évolue aussi, marqué par l'apparition de la chaire et du confessionnal, les deux manières de penser et d'organiser la circulation de la parole dans l'Eglise. Et l'autel vient s'accoler au mur d'abside pour interdire, autour du lieu de consécration, les déambulations aléatoires ou les processions organisées. Il faudra attendre le souffle de Vatican II pour corriger cet espace baroque dans les églises de Corse, en installant dans le chœur un second autel permettant d’officier face aux fidèles.
Baroque : survivance
Il n’en reste pas moins, en Corse, une profusion d’églises et de chapelles portant témoignage de la manière dont la Contre-Réforme a réussi, à travers le style Baroque, à pénétrer l’Eglise catholique en profondeur et à en uniformiser la couleur. La relative stabilité du style, jusqu’au Second Empire, n’est pas à lire comme une espèce d’immobilisme farouche, mais simplement comme une vie religieuse qui se poursuit sans être touchée, par exemple, par le débat très lointain entre Jésuites et Jansénistes, sans être nullement atteinte par le Gallicanisme et encore moins par l’hégémonisme royal d’un Roi Soleil maniant avec succès la Raison et la Religion d’Etat. Quant au XVIIIe siècle, le clergé local sera davantage agité par l’idée émergente de nation, et sa transformation en réalité politique, que préoccupé d’ajuster sa vision de la grâce ou de la Trinité à ce qui doit s’en dire en Terre Ferme et dogme frais.
Baroque : rémanence
Si je rappelle ce schéma, qui ne demande qu’à être développé, c’est uniquement pour écarter le discours stupide qui se tisse quasiment tout seul autour de « l’âme corse », qui — à supposer qu’elle existe — n’a pas plus de raison de se faire aujourd’hui baroque qu’hier romantique. Le génie de la Corse est ailleurs… Reste, effectivement, une curiosité. Pour le regard extérieur : la manifestation d’un style historique qui, sous d’autres cieux, n’a généralement été conservé qu’à travers quelques unes de ses réalisations les plus spectaculaires. Pour le regard intérieur : l’explicitation d’un décor si familier qu’on pourrait le croire moulé sur un corps social dont il conserverait le masque mortuaire, et, même, dont il éterniserait « l’âme ». Imaginons nos descendants – ou nos successeurs – cherchant, dans deux siècle, « l’âme » rémanente de la Corse en contemplant tour à tour la Préfecture de Bastia et les ruines de la prison de Borgo…

Baroque : insistance
Si je rappelle ce schéma, c’est aussi pour faire un lien entre deux ouvrages du même catalogue, l’un sanctionné par une dissimulatio en fond de fonds, et l’autre par une exhibitio en nouveauté, alors que tous deux s’ancrent très profondément dans notre baroque : mon Codex Corsicæ, d’une part, et Le Baroque religieux corse, de Nicolas Mattei. Notre éditeur commun ne saurait me reprocher de faire d’une pierre deux coups, même si, tombant dans la mare, elle fait aussi ses vaguelettes. Mais tant qu’à jouer baroque…
NOTARELLA
Il va de soi que je n’ai pas lu du livre plus que sa quatrième de couverture. Je reste, en cela, fidèle à ma ligne qui consiste à davantage interroger ou susciter les raisons de lire, qu’à plonger tête biaisée dans l’explication de texte. C’est ma manière de privilégier l’anticipation et l’agitation, plutôt que d’apparier hasard et subventions. Drôle et enivrante, la littérature comme sport de combat. Triste et ennuyeuse, la littérature comme rente de situation. En tout état de cause, lorsqu’un auteur concède à un éditeur 90 % des droits d’exploitation sur son travail, il est en droit d’espérer en retour un travail éditorial à la mesure du temps qu’il a lui-même englouti dans son œuvre. À cet égard, Le Baroque religieux corse, c’est plus de quinze années d’enseignement et de recherches. Ça mérite mieux qu’un mail de plus dans les routines de la série « un été à lire ». Et bien plus qu’un ouvrage supplémentaire posé dans la panoplie du vacancier, après La Cuisine au brocciu : c’est un ouvrage de fond, un long-seller, une référence, un investissement.
Au demeurant, il va aussi de soi que je n’ai aucune leçon à donner dans la mesure où il n’y a personne pour en recevoir. Quoique…
• Nicolas Mattei, Le Baroque religieux corse, Ajaccio : Albiana, 2009. (680 p., 27,00 €)
• XAVIER CASANOVA
01/07/09
Préparez la subvention, le projet avance !
Anto Santu avance ses compositions, ajoutant le chien à la poule.
La démarche, elle-même, a évolué : le texte semble désormais travaillé en même temps que le dessin.
Bien évidemment, pour l'instant, il n'y a toujours pas de quoi clouer définitivement le bec
(cf infra, A Ghjalina)
à toutes les jalousies qui se tissent déjà autour de ce projet.
28/06/09
BD noire en noir et blanc / PARU
OUVRAGE DISPONIBLE : COMMANDER
Un ouvrage diffusé par : COURT CIRCUIT DIFFUSION
JBNO PASARAN
Sortie pour la fête de la musique
Les éditions Libertalia s'apprêtent à participer à leur manière à la fête de la musique en y injectant une BD en noir et blanc très rocky et très punky.
Le JB : un rocker sachant croquer
JB est un auteur complet, qui signe aussi bien les krobars que le scénar. Et, si on imagine une version sonore, il pourrait y ajouter musique et parole. En effet, JB descend tout droit de la scène punk, rock, antifaciste et libertaire. Lorsqu'il n'est pas à la planche à dessin, il est à la batterie. L'aller retour permanent des baguettes au crayon fait de lui un des meilleurs croqueurs de rockers de sa génération, très sollicité pour les affiches annonçant les multiples concerts de sa mouvance.
Le JB : un croqueur sachant rocker
Depuis des années, il participe aux fanzines Barricata, My Way ou Kontagion. Il donne même très régulièrement dans le dessin de presse, notamment dans les colonnes du Monde Libertaire. Et, côté musique, il a joué dans plusieurs groupes, notamment Embuskade et Brixton Cats, dont il était un des fondateurs. Actuellement, il officie du côté du tempo survolté de BMG. On dit aussi qu'il trouve malgré tout le temps de réunir assez souvent quelques diasporiques parisiens de sa génération et de sa Pieve, et donne alors dans le programme « œil mouillé, guitare sèche » bien connu des amicales, sur le répertoire corse traditionnel et actuel.
Le sacre : réception en les Lettres Ghisonaises
L'été qui arrive promet de belles séances de dédicaces, entre JB pour son NO PASARAN, et Christophe Costantini pour La Note Bleue. Pourrait s'y joindre Jacques Mucchielli, avec son YAMA LOKA TERMINUS qui est toujours en attente d'une réception officielle dans les Lettres Ghisonaise. Imaginons une sorte d'adoubement reçu à Santa Croce, la chapelle de la confrérie, où Marie-Jean Vinciguerra poserait le plat de sa plume polygraphe et polyphonique sur l'épaule de chacun… Assisté de Christian Dubois, notre Saint Jérôme local, qui nous a traduit La Bible in vernaculariu nostru. Et quelques autres, dont un, équipé lunettes noires et mouchoir en papier, pour ne pas trop étaler sa profonde émotion.
Le pitch : variation noire sur un thème de banlieue
Printemps 2006 dans l’Est parisien, Farid, militant antifasciste radical, est assassiné par des néonazis. Son frère Manu remonte la piste de ses agresseurs pour le venger. Ce faisant, il cherche à y voir plus clair dans la façon dont vivait son cadet…
• JB, No Pasaran. Montreuil-sous-Bois : Libertalia, 2009. (BD, 72 pages, 7,00 €)
