Hybridation de l'algue au rythme
Avec L’Ultimu, Jean-Pierre Santini annonce un grand roman fleuve. Pour l'instant, on ne peut prendre connaissance que d'un bref extrait, donné pour le texte à paraître en quatrième de couverture. Notre précédent billet en reprenait la fin. Celui-ci en reprend le début.
Hier, le blog Pour une littérature corse attirait l'attention sur le dernier recueil de Jean-François Agostini, Généalogie de l'algue : « ce que l’on met dans un poème ». Aujourd'hui, il me plaît d'hybrider les deux et de restituer le texte de Jean-Pierre Santini dans une mise en forme inspirée de la manière spécifique dont Jean-François Agostini joue, dans ses poèmes, des césures, et des forces attractives des alignement en début et fin de composteur.
Ici, nous imaginons une composition perturbée et ordonnée par trois « attracteurs étranges ». Le fer à gauche. Le fer à droite. Le centre de colonne. Et des décisions de coupe prises au fil de la composition. « L’écriture témoigne du Verbe », dit Jean-Pierre Santini. Ce « Verbe » n'est-il qu’une parole ? N'est-il pas davantage ce supplément de raison qui plie la parole aux règles propres de la notation ? À la « machinerie du corps » ? La main qui assemble sous le contrôle de l’œil et fabrique un lisible plus dense que le dicible. Dans la répétition mimétique de modèles. Reprises. Méprises. Surprises.


