25/06/09
Le post RSA effacé par l'actu BAC

J'allais commencer, sous cette affichette, un billet sur le RSA, et je tombe sur un article de Libé qui me sidère : le billet parlera d'autre chose.
Bille en tête dans le billet bis
Très belle provoc glissée dans les sujets du bac cette année, du côté des filières tertiaires. Une petite étude de cas où les performances de la vendeuse n'étant pas au rendez-vous, son employeur la vire : « résultat inférieur aux objectifs ». Et on demande aux candidats de peaufiner l'argumentation juridque du boss pour le cas où son ex. le traîne devant les prud'hommes. Ce que je trouve scandaleux c'est qu'on pourrisse la tronche des candidats à 18 ans en leur demandant d'aider le chef d'entreprise à lourder (et au passage à choisir nettement leur camp). C'est scandaleux parce qu'avec un bac en poche, rare sont ceux qui basculent direct dans le cambouis. Le bac leur donne tout juste le droit de poursuivre leurs études, et ensuite, d'entrer en file d'attente, en sautant de boulot à la con en emplois précaires… Faut vraiment être un enfoiré pour tester, dès 18 ans, la capacité à tuer pour manque de productivité ou la capacité à couvrir son patron sans broncher (et peut-être même en se frottant les mains). Et, dans la formation d'un généraliste de l'action humaine organisée, il y a un spectre de questions couverte par la formation qui dépasse très largement la fin de contrat. C'est de la provoc à l'état pur. Et que ceux qui, face au sujet, ne se sentent pas une âme de chien de garde, ouvrent les yeux : c'est fini le temps où on pouvait échapper à la loi du marché en passant un concours administratif… 16 000 postes en moins dans l'éducation nationale : cadeau de Darcos à son successeur formaté du côté de l'Oréal… « Taux d'encadrement constant » assure le nouveau : réforme de la formation des enseignants. Etude encore plus longues, et intégration dans la fonction publique retardée.
LIRE : Le sujet du bac qui dérange (Libé).
26/10/08
Une lecture urgente et incontournable
Après le succès de No Logo (2000), Naomie Klein a jetté un nouveau pavé (600 pages) dans la mare.
C'est le livre dans lequel il faut se plonger d'urgence pour décrypter les enjeux de la crise financière actuelle, dont l'auteure ne parle pas : elle passe en revue 50 années de mise en application de la doctrine néo-libérale concoctée par Milton Friedman et appliquée par ses « Chicago Boys » aux quatre coins du monde.
Sur le site des éditions Acte-Sud :
Une vidéo choc
Sur le site « LA REVOLUTION EN CHARENTAISES » :
« Le dernier livre de Naomi Klein montre pourquoi les crises ne sont pas des périodes de trêve mais plutôt des moments charnières pendant lesquels les peuples doivent être extrêmement vigilants et se préparer à une lutte féroce face à des néolibéraux passés maîtres dans l’art de manipuler les populations déboussolées. »
Lire la suite. (Un résumé du pavé).