Isularama

Les bruissements culturels de la Corse observés et rapportés par Xavier Casanova, à partir de son poste de guet installé en gare de Ghisonaccia, sur le tracé de la voie ferrée qui desservait la Plaine Orientale de la Corse, de Bastia à Porto-Vecchio.

05/12/09

Nedim Gursel à Bastia

Nedim_GurselLe 4 décembre 2009,
Nedim Gursel a signé son livre
Les Filles d'Allah
à la librairie Terra Nova.
À l'initiative de Danièle Maoudj et Jean-Pierre Santini, la dédicace a été suivie d'un dîner de lettres réunissant autour de lui, à Santa Catalina, une quarantaine de personnes toutes très impliquées dans la littérature. Le repas s'est ainsi terminé sur un débat où Nedim Gursel a pu rappeler son attachement très profond au fonds islamique de sa propre culture, et aussi sa liberté de créateur portant sur le Coran un regard de poète et de romancier, et brodant à sa façon sur ses sourates, où s'entrecroisent un fil de trame portant une multitude de personnages et un fil de chaîne offrant une profusion de notations poétiques.

À nouveau, l'affirmation de la liberté du regard et de l'autonomie de la création, dans la reconstruction ininterrompue des fondements même de nos cultures, réduit au rang de très petites anecdotes les procès intentés localement par telle ou telle petite cléricature pour donner force de loi à ses myopies ordinaires ou à ses aveuglantes certitudes.
• Xavier Casanova (Ph : photomontage XC, doc Wikimedia Common)

Nedim Gursel, Les Filles d'Allah, Paris : Le Seuil, octobre 2009.

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25/11/09

Naissance double non gémellaire

UN_SEL_COUV_1_PROMOLa sortie, le 2 décembre 2009, de UN SEL D’ARGENT / MIMORIA ARGHJINTINA, de Norbert Paganelli signale non seulement la sortie d'une nouveauté, mais en plus l'irruption dans le paysage éditorial corse d'une nouvelle marque, que certains qualifieront de nouvelle griffe.

DE LA MICROVIDEO
À LA MICROEDITION :
LA GARE

LA GARE s'était déjà signalée par la création d'une trentaine de microvidéos, dont deux mettaient en images et musique deux poèmes de Norbert Paganelli. De la complicité née au cours de cette réalisation est surgie l'irrépressible désir, très vite partagé, de ressortir des cartons de Norbert Paganelli un projet, dont l'écriture avait, hélas, été interrompue par le décès du photographe qui avait ouvert ses archives au poète. C'est ce projet qui a été relevé, comme un hommage à l'ami disparu dont subsiste le regard cristallisé en sels d'argent, comme un hommage à la Corse éternelle qui se lit à travers ses images cueillies à la volée, comme un hommage à la langue âpre et rugueuse de notre Sud, comme un hommage de plus rendu à la poésie par un de ses plus actifs défenseur et créateur. C'est cet élan aux registres multiples qui a décidé LA GARE à quitter l'écran pour le papier, et à y déployer, autrement, son sens du montage, abandonnant la dynamique de la projection au lecteur, à ses rythmes du moment, entre effeuillage et méditation.

DE L’IMAGE AU TEXTE :
UNE POESIE BILINGUE

Norbert Paganelli a extrait des archives de Joseph Nicolaï 73 clichés. Sa sélection n'a rien de thématique. L'œil du poète s' est simplement posé plus fortement sur certaines photos que sur d'autres. Un arrêt sur image qui ne dit rien de plus que la résonance, et qui la traduit en mots. Et comme si le poète sentait plus que Foucault ne l'a jamais décrit le pouvoir propre de la langue, il a laissé chacun des deux idiomes qu'il pratique se déployer dans son espace propre. Est-ce toujours la même scène et la même émotion ? Peut-être, mais les manières d'en rendre compte et d'ajuster les mots au ressenti semblent emprunter des voies bien différentes, plaçant la poésie elle-même dans une sorte d'entre-deux impalpable, entre les mots et les choses. Et les mots eux-même, dans une sorte de non-lieu absolu où ils sont bien plus que les sonorités du langage, et bien plus que les traces servant à les noter : une figure de l'esprit. Et les images elle-mêmes sont entraînées dans cette dynamique où le lieu comme le temps perdent leur consistance et se diffusent dans cet autre ailleurs qui serait alors, comme le suggère Marie-Jean Vinciguerra dans sa belle et profonde préface, l'âme même de la Corse. Inaltérable. Intemporelle.

DE NOËL AU JOUR DE L’AN :
UN LIVRE D’ETRENNES

Dans le jeu avec les images et mots, le temps a aussi son sens, et l'ouvrage aura vu le jour à une période où il est inutile de se tourner vers les astres pour savoir si elle est ou non propice à l'échange, au don et au partage des émotions. Une période favorable aux illuminations de rue et à toutes les manières de faire d'une lumière bonheur. Et il y a assurément plus de poésie à se tourner vers les autres que vers les astres, et retrouver, à l'occasion le sens et le plaisir du livre d'étrennes.

Xavier Casanova


Norbert Paganelli, 
Un sel d'argent : Mimoria arghjintina,
Ghisonaccia : La Gare, 2009.
160 p., format 100x190, broché.
Photographies de Joseph Nicolaï.
Préface de Marie-Jean Vinciguerra
ISBN 978-2-916585-48-2
14,00 €

Une présentation de l'auteur (Sur son site, Invistita)
Consulter le dossier de presse
  (avec un extrait)
Revoir les vidéos

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24/11/09

Lettre ouverte aux évêques de France

Lettre_ouverte_1Dans la série « Libelles & Pamphlets », une contribution au débat engagé par Monseigneur Brunin aux fins de justifier l'exil pour formation de l'Abbé Polge. Elle est rédigée par un chrétien à la mode locale autrefois éconduit d'une demande de rendez-vous où il s'agissait de réfléchir sur les conditions troubles et troublées dans lesquelles se résolvait, sans que le problème fût clairement énoncé et posé, la succession du curé de Ghisonaccia. Les fins de non recevoir incitent, au fond, à ne plus envoyer. Tout au moins, à ne plus s'adresser au même mais aux autres. Qu'on veuille bien l'en excuser.

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21/11/09

NO PASARAN et la censure libertaire

CouvNoPassaranAllez faire un tour
sur le site de Libertalia,
un éditeur qui manipule
la pensée libertaire
dans son édition,
et dans ses limites aussi.

En juin 2009 paraissait NO PASARAN, sous la signature de JB. Aujourd'hui, cette BD en noir et blanc est toujours au catalogue, mais, curieusement, l'éditeur a supprimé, sous l'image de la couverture, le lien « acheter en ligne ». Et, par souci de cohérence, ce titre n'est pas repris dans l'espace librairie du site. Dans un univers idéologique prompt à hurler à la censure et à la ruine de la liberté à chaque occasion, c'est assez rare de débusquer une forme de censure, certes larvée, mais bien réelle.

C'est cette perle que je vous livre aujourd'hui, cueillie sur le collier où Libertalia dispose ses collections. Cherchez la perle noire, c'est désormais celle qui a le plus de valeur !

On se plaindra d'un monde très ordinaire où les conseils d'administration font et défont les pdg, et dégraissent les catalogues en passant à la trappe les produits aux résultats financiers insuffisants. N'oublions pas de nous plaindre aussi de ces petits mondes extraordinaires ou des petits collectifs d'apparatchiks distribuent leurs louanges et sanctions, au nom des goûts et des idéologies qu'ils prétendent défendre, par le truchement de petites intrigues et basses manigances. Et il est toujours plus facile de se draper dans la pureté des idées pour juger les œuvres faites par les autres que d'en commettre soi-même une où défendre ses raisons d'œuvrer autrement. Là, il faut du talent, du temps et du travail. Il en faut même pour dire clairement ses raisons d'écarter. Permettre d'éliminer sans procès, c'est toujours faciliter le travail des abrutis en leur donnant d'avance le pouvoir, ne serait-ce qu'en partageant par le silence leur incapacité à argumenter. Le bord dont ils se targuent ne change rien à l'affaire tant la jalousie est une mécanique universelle.

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20/11/09

L'art de convaincre : un numéro qui tombe à pic

Sciences_humainesNous sommes le 20 novembre. Il vous reste une dizaine de jours pour mettre la main, chez votre marchand de journaux favoris, sur le numéro de novembre du mensuel Sciences Humaines, si ce n'est déjà fait.
Et très peu de temps, donc, pour en assimiler les grandes lignes avant les Territoriales du 14 mars prochain. À la date où nous sommes, la question des alliances est pour l'essentiel éclaircie. Il est temps de mettre en branle la machine à convaincre, de sélectionner les ingrédients pertinents, et de les assembler d'une manière aussi fluide et convaincante que possible. Là, le flair politique et le talent manœuvrier touchent à leurs limites. Si tout est plié d'avance, il reste au moins à donner, dans le discours, l'illusion d'une réelle maîtrise de l'avenir qui en résulte. Si rien n'est gagné, il va sans dire que la rhétorique est un bon moyen d'aller chercher le point avec la ténacité d'un sportif aussi déterminé que bien coaché. Pour sûr, ce numéro de Sciences Humaines vous fera marquer des points.
Mais peut-être que je retarde de plus de deux semaines et que les kiosques d'ici ont été pillés dès sa livraison.
• XC

SCIENCES HUMAINES / L'art de convaincre : d'Aristote à Obama. Novembre 2009.

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19/11/09

Le demi-jubilée d'Albiana

Les éditions Albiana ont fêté leurs 25 ans d'existence, en réunissant à Prumitei, le Centre des Arts du Feu de Francardu, leur équipe, leurs amis et leurs auteurs autour de leur catalogue, d'un buffet, de chanteurs, de musiciens et de deux discours. Le plus émouvant fut celui de Guy Firroloni soi-même, fondateur de la marque et capitaine de son aventure éditoriale. Emouvant par la pudeur et la retenue avec laquelle un homme rend compte de son rêve, de son engagement, de sa volonté, de son acharnement et de sa réussite, la sienne et celle de son équipe. Très exactement l'humilité des grands navigateurs qui savent la puissance imprévisible des flots et la saveur du temps lorsqu'il se referme sur un retour à bon port, et s'ouvre aussitôt sur un pari encore plus fou que le précédent. Dans un va-et-vient incessant poursuivi sur un quart de siècle.

Après son insurection, l'armée américaine avait transformé la Corse en île porte-avion. Il fallait bien autant d'énergie, sans le secours de la guerre et des ressources qu'elles mobilisent, pour commencer à transformer la Corse en île porte-plume, et sa langue en encre indélibile. À quand une insurection de lecteurs ? À quand un retour à la librairie, comme on allait autrefois au parachutage ? À quand l'idée massivement partagée qu'une part essentielle de notre liberté est désormais à portée de notre main, de nos yeux, de notre esprit, dans cette bibliothèque aussi fournie qu'inachevée, où désormais s'empilent les traces visibles du Riaquistu ? À quand le moment où, à travers Albiana, éditeur en Méditerranée, la Corse sera à nouveau exportatrice de lumière et de liberté ? A Primavera, contre ces forces obscures qui déguisent en destin le cauchemar permanent qu'il promettent à tous, et l'asservissement de chacun dans la peur des crises ininterrompues qu'ils fabriquent de toutes pièces et entretiennent eux-même.

Merci, Guy. Merci, Albiana. Avec mon admiration.

Xavier CASANOVA

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14/11/09

Qu'est-ce qui se passe ?

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Schizebook

FACEBIQUE_1

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Ecclesia elastica

 

E V O C A T I O

Bonne nouvelle ! La Corse a enfin un évêque porteur de l’annonce de l’Evangile. Il était temps, à ses yeux, que cette très ancienne terre du Pape fût enfin touchée par cette grâce. D’évidence, à son estime, cette grâce manquait et manque encore cruellement à la Corse, à ses gens, à ses pasteurs. Si cruellement qu’en sa nouvelle pastorale, se félicitant de son courage épiscopal, l’évêque dénonce aujourd’hui comme une forme rare de séparatisme ecclésial le fait, constaté a posteriori, qu’un curé démis de sa cure s’avère entouré de paroissiens qui ne veulent pas se séparer de lui.

 R E V O C A T I O

Ouvrons les yeux ! Tous les curés savent que le droit canonique se termine sur sa cinquième et dernière partie, qui statue sur leur révocation ou leur transfert. C’est elle qui accorde à l’évêque un pouvoir discrétionnaire, qu’il est sensé exercer « en observant l'équité canonique et sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l'Église la loi suprême. » Cette phrase ultime du canon de l’Eglise vient merveilleusement conclure la vacuité totale du droit dont elle se pare, un droit qui se fonde d’une part sur une équité planant au dessus et au-delà de son texte comme une sorte de vœu pieu généralisé auquel il est bon de croire pour ravaler au besoin ses déceptions et ses amertumes ; et d’autre part sur une loi suprême échappant à tout examen positif, objectif, palpable et logique : le salut des âmes.

 V O C A T I O

Gaudemus ! Mais réjouissons-nous : en sa grande sagesse l’Esprit Saint semble avoir cessé de susciter les vocations à vivre sous l’arbitraire absolu et totalitaire qui encadre certaines charges ecclésiales. Il y a tellement d’autres manières de vivre sincèrement et pleinement sa foi, d’inscrire sa vie dans la continuation des grandes traditions spirituelles, d’expérimenter à l’infini la liberté que certains trouvent en Dieu, et de la partager sans compter avec ses frères de souffrance…

 I N V O C A T I O

Comprenons ! L’évêque invoque le canon 1740 et le canon 1746, qui statuent sur la révocation d’un curé. Notons le canon 1741 qui en énonce les motifs.

1741. — Les motifs pour lesquels un curé peut être révoqué légitimement de sa paroisse sont principalement (notamment) les suivants :
1. une manière d'agir qui cause un grave détriment ou un trouble grave dans la communion ecclésiale;

Questiona. — La communion ecclésiale ne peut-elle pas être aussi troublée par la manière d’agir d’un évêque ? Un manque de lisibilité ou de crédibilité dans la conduite de la parole ne nuit-elle pas à la communion ? Communier, serai-ce prendre pour argent comptant la parole d’un seul contre toutes celles qui, si spontanément, s’expriment et se partagent ?

3. la perte de la bonne estime chez les paroissiens proches et sérieux ou l'aversion envers le curé, dont on prévoit qu'elle ne cessera pas rapidement; 

Questiona. — Un évêque ne peut-il pas, lui aussi, perdre la bonne estime de ses diocésains ? Générer une certaine aversion ? S’il en était ainsi, comment apprécier le degré de proximité et de sérieux des diocésains aptes à en porter témoignage ? Au demeurant, dès lors que l’on voit quelque endroit  que ce soit comme une terre où porter l’Evangile, c’est déjà la mettre tout entière en dehors de la proximité et du sérieux doctrinal qui permettrait de tenir compte de ce qui s’y vit, s’y ressent, s’y pense et s’y dit. Dès lors, un ministère de la parole n’y serait avant tout qu’une invitation au silence. Et la prière même y serait vue comme une vaine gesticulation, un simple vacarme dans un bruit de fond sauvage, indifférencié, à discipliner, à faire entrer dans le ton et dans le rang. Dans la distribution grandiloquente d’une vérité venue d’ailleurs, à laquelle, ici même nous n’aurions jamais travaillé, d’aucune manière que ce soi. Peuple sans foi. Sans âme. Sans langue. Sans culture. Sans traditions. Sans histoire.

 P R O V O C A T I O

Notarella. — De longue date on sait, dans les paroisses, qu’en adoptant les attitudes qui permettent d’être ouvertement reconnu comme faisant partie des « paroissiens proches et sérieux », alors on peut entrer laïc dans les affaires d’Eglise par la petite porte de son canon 1741, et, au besoin, rapporter canoniquement à l’évêque les fluctuations de son estime à l’égard du curé, voire l’émergence du commencement de l’esquisse d’un début d’aversion avérée.

Notaccia. — À Venise, sur le mur du Palais des Doges, à côté de la porte d’entrée, la tête sculptée du lion de Saint Marc ouvre sa gueule. Parlerait-il ? Non ! Il avale les dénonciations anonymes déposées sur sa langue de bronze.

• Xavier Casanova, 14 nov 2009

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09/11/09

Café littéraire serré et corsé à Calvi

BiblioPourTousContinuant à suivre Jean-Claude Macé de café littéraire en café littéraire, me voici à Calvi, accueilli par Claudette Cadon une de ces innombrables bénévoles qui font vivre le réseau « Bibliothèque pour tous », et tout particulièrement la plus incroyable petite bibliothèque que j'ai jamais vue, qui tient dans un édifice octogonal aux dimensions des chapelles mortuaires du Cap Corse, planté au centre de la petite Place Saint-Charles, à deux pas de la Cathédrale de Calvi. Vous ne connaissez-pas ? Tant mieux ! Ce sera le thème de votre course au trésor lors de votre prochaine escale à Calvi. Infiniment plus fun que la maison de Christophe Colomb. Plus transparente, aussi. Et mieux documentée.

Un café Macé ?
Un café serré et corsé !

J'adore ces petites mezzanines qui donnent à la moindre réunion des allures de conspiration, et qui permettent de suivre de haut et du coin de l'œil l'immobilité absolue de Calvi en ce premier week-end d'après son Festiventu. Le plafond bas semble tout concentrer : le souvenir des volutes de tabac d'avant la Prohibition, les confidences d'après les canailleries ordinaires et les certitudes sans lieux ni dates qui de partout aux quatre coins du monde déclinent les mêmes manières de sourire ou pleurer les amours bien trempées et les destins hors du commun entraînés hors des sentiers battus. Avec les Macé, on est servi : ils ont fini par se faire romanciers pour raconter comment l'Etat, ses corps et ses clercs, trafique la réalité et berne une famille à qui est refusé le droit de savoir quel trou noir a bien pu absorber, dans les dernières semaines de la Seconde Guerre Mondiale, le soldat Yvan Modzalewski (déjà cité dans ce blog).

CafeCalvi_01Ci-dessus. – Dans une ambiance qui sent bon la mezzanine, face à douze personnes s'apprêtant à entrer de plain pied dans la confidence, Claudette Cadon vient de passer la parole à ses invités, Jean-Claude et Danielle Macé. Il est 14h45. La petite assemblée se dispersera très difficilement à l'approche de 18h00. Même littéraires, il est des cafés plus corsés que d'autres. Dans ma petite expérience, ce café « Bibliothèque pour tous » est, pour l'instant, le plus corsé et le plus fruité qu'il m'ait jamais été donné d'apprécier. À la fois moka Macé et moka BPT Calvi ! Grand cru. • XAVIER CASANOVA

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